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Les dangers du portable

10 précautions à prendre ! Le ministère de la Santé demande "une approche de précaution" envers le téléphone portable, notamment pour les enfants.



Le 15 juin 2008, un groupe d'experts internationaux rassemblés par David Servan-Schreiber alertait l'opinion à propos de l’utilisation des téléphones portables. L'appel insiste sur le fait que les champs électromagnétiques émis par les téléphones portables doivent être pris en compte en matière de santé. Il est important de s’en protéger par des mesures simples.


Dans un communiqué diffusé mercredi 2 janvier, le ministère de la Santé demande "une approche de précaution" quant à l'utilisation du téléphone portable. Précisant que "l'hypothèse d'un risque ne peut être totalement exclue", le ministère conseille "un usage modéré du téléphone mobile". Cet avertissement concerne particulièrement les enfants, pour qui le téléphone portable a été un cadeau de Noël très prisé.


Des téléphones portables spécifiquement destinés aux enfants ont été récemment mis sur le marché, "en particulier dans le contexte des fêtes de fin d'année", précise le communiqué. Cette mise en garde du gouvernement intervient après la publication de "plusieurs études scientifiques" mettant en évidence un risque possible pour la santé après une utilisation intense et de longue durée du téléphone portable.

Si "aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, le ministère recommande "la prudence".

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) prépare actuellement une large synthèse des résultats des différentes études scientifiques publiées à ce sujet, baptisée étude Interphone. L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a également été saisie par le gouvernement, pour réaliser "une mise à jour de son expertise sur les risques liés aux radiofréquences".

Le gouvernement rappelle, qu'"un usage modéré" du téléphone mobile est conseillé, et que les enfants seraient les plus sensibles aux ondes électromagnétiques. D'après une expertise de l'Afsset datant de 2005, le téléphone portable doit être utilisé "avec discernement", et pas "dans des conditions de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse". L'utilisation du kit mains libres, permettant d'éloigner l'appareil des zones sensibles, est également conseillée.


Effets sur la santé

Il existe un seuil à partir duquel les champs électromagnétiques peuvent avoir un effet sur la santé humaine. C’est un effet thermique (effet micro ondes) qui est immédiat et qui peut engendrer de graves brûlures. Cet effet, qui est le seul effet sanitaire avéré, survient lors de l’exposition à des champs électromagnétiques très supérieurs aux valeurs limites d’exposition fixées par le décret n°2002-775 du 3 mai 2002. Les champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles et leurs antennes relais ne permettent pas d’observer de tels effets.


Les effets sanitaires thermiques des champs électromagnétiques sont bien compris. Ainsi, la recherche se concentre sur les effets non-thermiques, notamment sur les éventuels effets à long terme comme le risque de développement de cancer.
Considérant la possibilité d’effets sanitaires en dessous des seuils conduisant à des effets thermiques et s’agissant des champs électromagnétiques radiofréquences issus de la téléphonie mobile, il convient de bien différencier les expositions dues aux antennes relais, des expositions dues aux téléphones mobiles. En effet, selon le cas, les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques sont très différents


Les antennes relais

Plusieurs groupes d’experts indépendants mandatés par l’OMS, par la Commission Européenne, ou par le gouvernement français se sont penchés sur les effets sur la santé des champs électromagnétiques, au niveau mondial, européen ou national. Tous ces groupes ont conclu qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, et compte tenu des faibles niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques autour des stations relais, l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue.


Les téléphones mobiles

Bien qu’aucune preuve scientifique ne permette de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour la santé, cette hypothèse ne peut définitivement être exclue et les autorités sanitaires recommandent que la gestion de cette question s’inscrive dans le cadre du principe de précaution. Cette approche de précaution vise notamment les populations qui pourraient être plus sensibles, comme les enfants, au cas où des effets sanitaires seraient avérés. Le groupe d’experts, mis en place par la Direction générale de la santé, concluait sur ce point dans son rapport remis en 2001 que "les différentes données conduisent le groupe d’experts à recommander une attitude d’évitement prudent, sans considérer que les données scientifiques actuelles justifient des mesures réglementaires contraignantes". Les mêmes conclusions furent formulées dans le rapport d’expertise remis à l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE, www.afsse.fr) en mars 2003 et avril 2005 qui, par précaution, préconise de limiter l’utilisation des téléphones portables par les enfants. Une plaquette du ministère de la santé intitulée « Téléphones mobiles : santé et sécurité » propose la mise en œuvre d’actions simples destinées à réduire l’exposition moyenne des utilisateurs de téléphone portable aux champs de radiofréquences : utiliser son téléphone avec discernement et éviter les conversations inutiles, éviter de téléphoner en se déplaçant, favoriser les appels dans les zones où la réception est optimale, utiliser un kit piéton (oreillettes) afin d’éloigner la source d’émission des endroits qui pourraient être plus sensibles

 

ANALYSE DES ÉTUDES RÉCENTES

Les champs électromagnétiques émis par les téléphones portables doivent être pris en compte en matière de santé. Il est important de s’en protéger. Dix mesures simples de précaution peuvent y aider.


A ce jour, les études épidémiologiques existantes sont insuffisantes pour conclure de façon définitive que l’utilisation des téléphones portables est associée à un risque accru de tumeurs et autres problèmes de santé.
Toutefois, il existe un consensus scientifique pour conclure que les études disponibles mettent en évidence :


1/ une pénétration significative des champs électromagnétiques des téléphones portables dans le corps humain, particulièrement au niveau du cerveau, et plus encore chez les enfants du fait de leur plus petite taille. (Figure 1.)



Figure 1. Simulation numérique de la pénétration du rayonnement électromagnétique d’un téléphone portable en fonction de l’âge (Fréquence GSM 900 Mhz) (A droite, échelle colorimétrique du Débit d’Absorption Spécifique, en W/kg) [1] *


2/ divers effets biologiques des champs électromagnétiques dans les bandes de fréquence des téléphones portables (de 800 à 2200 Mhz) même en dessous des seuils de puissance imposés par les normes de sécurité européennes (2 W/kg pour 10g de tissu) sur les tissus vivants, notamment une augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et une synthèse accrue des protéines de stress.
Du fait de la rareté de l’utilisation des portables jusqu’à ces dernières années, nous notons que les études épidémiologiques humaines réalisées jusqu’à ce jour ne peuvent avoir comporté un nombre suffisant de personnes ayant utilisé leur téléphone pendant plus de 10 ans de façon intensive (plusieurs heures par semaine).


Et l’on sait que même dans le cas où l’association d’une exposition avec un cancer est parfaitement prouvée et le risque très fort (comme pour le tabac et le cancer du poumon), des études dans des conditions similaires, à savoir sur des personnes ayant fumé pendant moins de 10 ans auraient du mal à mettre en évidence un risque augmenté de cancer du poumon : le risque apparaît surtout 15 à 35 ans plus tard. .
Les études les plus récentes qui incluent des utilisations de téléphone portable pendant plus de 10 ans montrent une association probable avec certaines tumeurs bénignes (neurinomes du nerf acoustique) et certains cancers du cerveau, plus marquée du coté d’utilisation de l’appareil

 

Valeurs limites d’exposition

Des valeurs limites d’exposition des personnes aux champs électromagnétiques ont été proposées par l’ICNIRP (Commission Internationale de Protection Contre les Rayonnements Non Ionisants, www.icnirp.de) en 1998. L’ICNIRP est la commission scientifique internationale compétente dans le domaine des rayonnements non-ionisants reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ces valeurs limites ont été établies sur la base des effets biologiques considérés comme les plus sensibles chez l’animal d’expérience (c’est à dire aux niveaux d’exposition les plus faibles) et d’une analyse globale des connaissances scientifiques disponibles.


L’effet biologique observé chez l’animal au plus faible niveau d’exposition est un effet thermique se traduisant par une altération du comportement. De tels effets surviennent lorsque la puissance absorbée par le corps, qui se mesure par le débit d’absorption spécifique (DAS), dépasse la valeur de 4 W/kg.


Afin de tenir compte des éventuelles incertitudes et de disposer d’une marge de sécurité, un coefficient d’abattement de 50 est appliqué pour définir les valeurs limites d’exposition du public, soit 0,08 W/kg. Certaines parties du corps pouvant absorber localement des puissances pouvant être jusqu’à 25 fois supérieures, un DAS local a été établi. Celui-ci ne doit pas dépasser 2 W/kg pour la tête et le tronc et 4 W/kg pour les membres. Ces valeurs sont des « restrictions de base » qui ne doivent pas être dépassées. Cependant, le DAS est une grandeur physique qui n’est pas facilement mesurable. Des valeurs de champ électrique et magnétique, fonction de la fréquence et facilement mesurables, ont été établies. Ces valeurs sont dénommées « niveaux de référence ». Le respect des niveaux de référence garantit le respect des restrictions de base. Cependant, leur calcul étant basé sur des conditions majorantes, le non-respect des niveaux de référence n’implique pas un dépassement des restrictions de base. Ceci introduit un facteur de sécurité supplémentaire.


Ces valeurs limites d’exposition ont été reprises dans la recommandation du Conseil de l’Union Européenne 1999/519/ CE du 12 juillet 1999 relative à l’exposition du public aux champs électromagnétiques et par la France dans le décret du 3 mai 2002. Les valeurs limites d’exposition professionnelle ont été établies sur les mêmes données, avec un facteur d’abattement moindre (10 à la place de 50) par la directive 2004/40/CE.
Ces propositions de l’ICNIRP sur lesquelles sont basées la réglementation européenne sont réévaluées régulièrement.

  

LES 10 PRECAUTIONS A PRENDRE

Compte tenu de l’absence de preuve absolue chez l’être humain d’un effet cancérogène des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables nous ne pouvons pas parler de la nécessité de mesures de prévention (comme pour le tabac ou l’amiante). Dans l’attente de données définitives portant sur des périodes d’observations prolongées, les résultats existants imposent que l’on fasse part aux utilisateurs des mesures les plus importantes de précaution comme l’ont aussi suggéré plusieurs rapports nationaux et internationaux
Ces mesures sont aussi importantes pour les personnes qui sont déjà atteintes d’un cancer afin d’éviter toute influence extérieure qui pourrait contribuer à la progression de leur maladie.
1. N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.
2. Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à distance du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m de distance ).
Dès que possible, utilisez le mode « haut-parleur », ou un kit mains libres ou une oreillette bluetooth (moins d’1/100e de l’émission électromagnétique du téléphone en moyenne). .
3. Restez à distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.
4. Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode « avion » ou « hors ligne/off line » qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.
5. Si vous devez le porter sur vous, assurez vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.
6. N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil --DECT-- qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).
7. Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).
8. Evitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante)
9. Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).
10. Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (le « Débit d’Absorption Spécifique » mesure la puissance absorbée par le corps). Un classement des DAS des téléphones contemporains des différents fabricants est disponible sur www.guerir.fr et d’autres sites internet.

Sources : santé.gouv.fr , guerir.fr , tf1.fr , la vie naturelle

 

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